UNE EGLISE DE PRIERE

Rappelons une nouvelle fois le texte fondateur d’Actes 2 :42 : « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. »

Insistons ici sur les prières. Notre église est attachée à toutes les formes de la prière : requête, supplication, confession, intercession, louanges, actions de grâces.

Nous sommes convaincus de la nécessité de nous servir de cet atout précieux qu’est la communion retrouvée avec Notre Père Céleste par Jésus-Christ, de cet accès illimité 24/24 h acquis par le sang expiatoire de l’Agneau versé en sacrifice pour les ennemis de Dieu que nous étions tous avant de répondre à son invitation de venir à lui et de le suivre.

C’est pour cela que l’apôtre Paul a recommandé : « priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5 :17). Quelqu’un a dit : « la prière est la respiration de l’âme ».

La prière les uns pour les autres complète bien la communion fraternelle. « Quel bonheur de savoir que dans notre famille spirituelle, en cas de difficulté, on est soutenu par un élan de prière, me confiait un frère qui passait par la maladie ».

L’Eglise de Jésus-Christ doit retrouver le chemin d’une vie de prière dynamique, retrouver la route d’une intercession puissante et efficace à même de transformer notre nation comme jamais auparavant car discuter comme le font certains au Café du Commerce est convivial mais pas suffisant.

Prier permet aux croyants de mouvoir le bras puissant de Dieu. Dieu a voulu la prière, il désire que l’homme saisisse ce privilège et la vive dans une dimension profonde.

En effet, Dieu se plaît à répondre à la prière.

Nous sommes les plus gros consommateurs de psychotropes du monde. Et cette situation ne cesse d’empirer. Plus d’un quart des Français consomme des anxiolytiques, des antidépresseurs, des somnifères et autres médicaments pour le mental. 150 millions de boites sont prescrites chaque année.

Se tourner vers Dieu et le prier serait moins coûteux pour la Sécu. Le théologien allemand Paul Wilhelm Schmiedel affirmait : « La prière est le meilleur antidote contre l’anxiété ».

Nous voulons nous discipliner à prier. Le célèbre romancier russe Fedor Dostoïevski disait : « Chaque fois que vous priez, si votre prière est sincère, il y aura en elle un nouveau sentiment et un nouveau sens qui vous redonnera courage, et vous comprendrez que la prière est une éducation ».

La prière rend humble car elle nous permet d’entrer dans une saine dépendance de Dieu. « La prière est la manière que Dieu lui-même a choisi pour que nous exprimions notre besoin conscient de lui et notre humble dépendance de lui. », dit le théologien anglais John Stott.

Avant d’entrer dans l’intercession, nous aimons le calme de la présence de Dieu et la louange qui le célèbre. Nous suivons ainsi les conseils d’Andrew Murray, un pasteur et théologien sud-africain du 19ème Siècle, qui a écrit : « Chaque fois, avant de commencer d’intercéder, soyez tout d’abord dans le calme et adorez Dieu dans sa gloire. Pensez à ce qu’Il peut faire et comment il prend plaisir à entendre les prières de son peuple racheté. Pensez à votre place et à votre privilège en Christ, attendez de grandes choses. »

Puissions-nous être continuellement cette Eglise de prière, qui en vit toutes les dimensions, sans compter son temps.

Un pasteur me racontait récemment l’arrivée dans son assemblée d’intercesseurs coréens, ce fut une révolution car un réveil a éclaté dans l’église, ramenant à l’humilité.

Faisons nôtre ce qui est plus qu’un slogan mais un mode de vie : « si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, — je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7 :14).